Zurich (awp) - L'inflation, le resserrement monétaire et les tensions géopolitiques semblent sans emprise sur le marché de l'emploi. Au quatrième trimestre 2023, le nombre de postes de travail en Suisse a progressé de 1,7% sur un an à quelque 5,5 millions, selon le décompte publié vendredi par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Le nombre d'emplois a ainsi augmenté de 90'300 unités par rapport au dernier partiel de 2022. En comparaison trimestrielle, les statisticiens fédéraux ont calculé une croissance de 0,4% (+22'800 postes), corrigée des variations saisonnières.

Dans les services (secteur tertiaire), les postes de travail ont augmenté de 1,9% sur un an à 4,4 millions, soit une hausse de 82'100 en chiffres absolus. L'évolution apparaît comme plus modérée dans l'industrie et la construction (secteur secondaire), où le nombre d'emplois s'est étoffé de 0,7% (+8200 postes).

La construction (-0,5%) mise à part, toutes les secteurs d'activité ont connu une croissance de l'emploi. La catégorie "Santé humaine et action sociale" enregistre la plus forte hausse, de 3,5%, suivie de l'enseignement (+2,9%) et de l'hébergement-restauration (+2,6%).

Toutes les grandes régions de Suisse ont profité de la tendance favorable au quatrième trimestre, qui s'explique par la vigueur du marché de l'emploi du secteur tertiaire sur le bassin lémanique (+2,5%), en Suisse centrale (+2,4%) et à Zurich (+2%). Pour le secteur secondaire, le Tessin (-0,7%) et la Suisse centrale (-0,2%) sont les seules régions à avoir enregistré un recul des places de travail.

Au niveau de la demande, les entreprises ont annoncé 10'900 postes vacants de moins qu'un an auparavant, ce qui représente un recul de 9%, un tassement constaté aussi bien dans le tertiaire (-9,8%) que dans le secondaire (-6,2%).

Sur quelque 18'000 entreprises interrogées par l'OFS, 71% d'entre elles comptent maintenir leur effectif, davantage qu'il y a un an. Les sociétés qui prévoient d'augmenter la masse salariale représentent 12,5% de l'ensemble (15,7% au 4e trimestre 2022) et celles qui tablent sur une réduction, 4% (3,3% précédemment). Certaines firmes n'ont pas répondu.

Les difficultés à recruter du personnel qualifié se sont atténuées, surtout dans le secteur secondaire. La situation reste néanmoins compliquée pour les entreprises en comparaison à long terme, souligne l'OFS.

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